Paiement sécurisé / Livraison 48 h
Livraison offerte dès 69€ d'achats
Service clients : 02 43 38 21 21

Les super pouvoirs de l'escargot

Les plus anciens fossiles connus


L'escargot est un mollusque gastéropode. Les plus anciens fossiles d'escargots connus datent du Cambrien il y a 541 Millions d’années. Soit plus de 200 millions d’années avant l’apparition des 1er dinosaures et donc + ou – 534 millions d’années avant les 1er hommes. Si ce petit animal a autant d’années d’évolution naturelle, c’est que son anatomie est particulièrement bien adaptée à la vie.

L’escargot présent dans tous les milieux

Le terme « escargot » s'applique à la plupart des mollusques qui utilisent une réserve d’air dans leur poumon. Avec plus de 100 000 espèces d’escargots terrestres et marins, il est présent partout sur la planète (montagne, eaux polaires, grands fonds, lacs, rivières, milieux arides).

Parmi les escargots terrestres les plus courants, on trouve le Gros-gris, le petit-gris, l'escargot de Bourgogne, l'escargot des haies. La coquille de l'escargot lui a permis d'évoluer dans tous les milieux.

Un escargot Gros-gris est adulte au bout de 2 ans et vit en moyenne 5 ans, s'il n'est pas dévoré́ par un prédateur. En captivité́, les escargots vivent de 10 à 15 ans.

Aussi étonnant que cela paraisse, la stratégie de se recroqueviller dans sa coquille pour se défendre, est aussi efficace pour traverser le temps.

L’escargot ne recule jamais

L'escargot rampe par mouvement de reptation, il se déplace seulement vers l'avant sur son pied qui est un gigantesque muscle.

Un Gros-gris peut parcourir 7 à 9 cm à la minute, il peut également déplacer jusqu’à 170 fois son poids, autrement dit un escargot qui pèse 10 g par exemple, peut déplacer un poids d’environ 1,5 kg. Ce qui représente pratiquement 12 tonnes pour un homme de 70 kg.


Son mucus le protège tellement bien du sol qu’il peut même se déplacer sur une lame de rasoir sans se couper.

L’escargot est sensible au toucher, aux odeurs et à la pollution

L'escargot s'active la nuit à 99% : la fraîcheur nocturne et la rosée facilitent ses déplacements. L'escargot est sensible au toucher et aux odeurs grâce à ses quatre tentacules rétractiles (appelés à tort « cornes »). Les deux grands tentacules ont des yeux peu utilisés et qui permettent, comme les petites tentacules, la détection des odeurs. Les deux petits tentacules sont utilisés pour le toucher.

L'escargot a une bouche avec une langue dentée en rangées régulières appelée radula.  Notre Gros Gris possède entre 15 000 et 20 000 dents. L'escargot est peu sensible à la pollution mais il accumule dans sa chair ou sa coquille certains polluants ou toxiques : c'est d'ailleurs un moyen d'évaluer l'état d'un lieu. L’escargot terrestre se déplace à peine et bioaccumule au cours de sa croissance les spécificités de son environnement. Dans un environnement sain et riche en biodiversité, il accumule d'innombrables vitamines et protéines végétales qu’il véhicule dans son mucus.

Comme il est phytophage (se nourrit de plantes) et qu’il pond et hiverne dans le sol, c'est une espèce sentinelle. Pour preuve, leur quasi disparition d'une grande partie des territoires agricoles cultivés du fait des pesticides.

Il important de faire attention au lieu de l’élevage ou aux escargots trouvés dans la nature, car certains peuvent avoir accumulé des polluants dans leurs organismes. Privilégiez toujours un élevage certifié bio.

La vie de l’escargot

L'hiver est une période de jeûne prolongé que l’escargot aborde avec un maximum de réserve. Ce repos peut durer 4 à 6 mois. L'escargot entre en hibernation dès que la température descend entre 15 et 12°C.

Chez de nombreux animaux ectothermes (incapables de réguler leur température) l’hiver correspond aussi à un ralentissement du rythme de vie. Nos gros gris, de novembre à mars, obturent leurs coquilles par un opercule (l'épiphragme voir photo ci-contre) et cessent de se nourrir. Ils ralentissent leurs fonctions vitales : les battements cardiaques passent de 100 par minute à 38 °C, à 1 par minute en dessous de 0 °C.

La reproduction

L’escargot est hermaphrodite. Il possède les organes mâle et femelle et atteint sa maturité sexuelle vers les 7 mois.

Cependant un accouplement entre deux individus est obligatoire pour se
reproduire, les deux partenaires échangeant alors des spermatozoïdes qui sont d’abord stockés dans le réservoir séminal et serviront plus tard à féconder les ovules. Ils sont tout d’abord mâle puis femelle. L'accouplement s’effectue au printemps, parfois aussi en automne, selon les climats.

Il peut durer une douzaine d’heures. L’escargot secrète un petit dard calcaire et l’enfonce dans l’orifice génital de son partenaire, sur le côté de la tête. Son réservoir séminal appelé spermathèque lui permet de se fertiliser plusieurs années sans rapport avec d’autres partenaires.

La ponte

15 à 20 jours après l’accouplement, chaque escargot creuse un nid dans la terre de 4 à 5 cm de profondeur. Il y introduit la partie antérieure de son corps et y dépose ses œufs. Ceux-ci sont au nombre de 200 pour le gros-gris, 30 à 60 pour l’escargot de Bourgogne.

Quand la ponte est terminée, l’escargot rebouche le trou avec un bouchon muqueux. Les escargots, entre autres animaux,
possèdent une spermathèque. Lorsqu'une nouvelle portée d’œufs arrive, ceux-ci sont donc fécondés par un mélange de spermatozoïdes provenant de différents individus. Cela favorise le brassage génétique indispensable à toute population. Les jeunes restent quelques jours dans le nid et commencent par manger l’enveloppe de leur œuf, les œufs non viables et enfin le mucus laissé par le géniteur. Enfin, ils sortent à la surface et chacun trace son chemin.

C’est justement ce mucus de ponte qui est le plus riche en matière sèche que nous récoltons à la main pour nos cosmétiques. C’est également le moment où nos escargots sont les moins dérangés dans leurs cycle naturel et que leurs mucus est le plus chargé en protéines d’intérêts pour la peau.

L'alimentation

L'alimentation de base de l'escargot dépend essentiellement de l'espèce de l'animal. En général ils sont herbivores et mangent des végétaux : de la salade, du radis fourragé ou bien de la tomate. Mais pas seulement, Les escargots sont bien souvent peu difficiles et mangent pratiquement de tout, comme de la courgette, des fraises... Les escargots s'alimentent grâce à leur radula.

La coquille est en calcaire. L’escargot le trouve dans les plantes qu’il mange quand elles poussent sur un sol calcaire. Quand le sol n’est pas calcaire, la coquille est plus fragile et il y a moins d’escargots.

Dans notre héliciculture à Albon dans la Drôme, nos escargots sont élevés avec un cahier des charges Agriculture Biologique (AB) ce qui implique une alimentation végétale et une croissance dans des parcs fleuris de trèfles et feuille de radis. Ce label garantit un élevage sans OGM, sans pesticides, sans antibiotiques et sans engrais chimiques.

Astuce de jardinier :  Pour repousser les attaques d’escargots sur les salades de vos jardins, il faut saupoudrer autour des plants de la cendre de bois. Attention, il faut en remettre régulièrement après une averse. Les escargots évitent les surfaces qui absorbent leurs tapis de mucus.

La coquille de l’escargot

Une formidable construction de la nature ! Avec plus de 540 millions d’années d’existence et plus de 100 000 espèces connues, cette coquille est d’une efficacité redoutable.

La coquille est une armure naturelle efficace qui a permis aux gastéropodes de traverser le temps et les bouleversements climatiques.


À la naissance, le petit a une coquille qui constituera l'apex de la coquille adulte. Ensuite, la croissance n'est ni continue, ni régulière. Elle peut ralentir voire s'interrompre lors des périodes d'inactivité et de jeûne de l'animal, notamment en hiver ou en cas de sécheresse prolongée. Ces irrégularités se manifestent par la formation de stries de croissance souvent visibles sur la surface.

• le périostracum ou cuticule
(A): sorte de vernis protecteur très résistant sécrété par un sillon glandulaire du bord du manteau, les colorants pour la couleur de la coquille sont habituellement localisés ici.

• l’ostracum ou couche des prismes
(BC): sécrétée par le bord du manteau, cette couche moyenne, plus ou moins épaisse est, comme son nom l’indique, constituée de prismes hexagonaux de calcite empilés en colonnes, disposés perpendiculairement à la surface de la coquille et enchâssés dans des alvéoles constituées par des fibres de conchyoline.

• la couche lamelleuse ou nacre :
(D) sécrétée par toute la surface dorsale du manteau, elle résulte de l’empilement régulier de lames de conchyoline et de lames calcaires constituées par des paillettes cristallisées d’aragonite. Toutes les couches sont parallèles entre elles et à la surface de la coquille, imbriquées comme les tuiles d’un toit. C’est cette disposition feuilletée à l’aspect satiné et ces couleurs métalliques caractéristiques de la nacre.

En comptant les stries d'accroissement, on peut apprécier l’âge et l’état physiologique des animaux. C’est par son bord externe qu’une coquille s’agrandit : celui-ci, mince et fragile au début, devient ensuite rigide (on dit alors que l'escargot est « bordé »).

Réparation de sa coquille

L’escargot est capable de s’auto-régénérer de façon exceptionnelle. Sa coquille, qui constitue son premier moyen de défense, est sa priorité en terme de régénération.

Les étapes de la réparation d'un défaut de coquille de l'escargot helix aspersa sont :


1. Le défaut est rempli par une matrice mucus riche en glycoprotéine.

2. Des cellules épithéliales sont sécrétées dans une matrice.

3. Coïncidant avec la formation de la matrice il y a une haute concentration d'acide ribonucléique .

4. L'organisation de la matrice change pour qu'elle devienne moins soluble à l‘eau, plus dense et plus calcifiable.

La calcification commence à la surface extérieure de la matrice et continue vers l'intérieur, vers l'épithélium.

Il est possible de l’aider à régénérer sa coquille si vous trouvez un escargot avec une coquille cassée.
Installez le dans une boite en plastique avec quelques feuilles de salade ou des tomates coupées. Ensuite, broyez une coquille d’œuf et mélangez cette poudre à de la farine de blé. Saupoudrer la boite de ce mélange pour lui apporter le calcium dont il va avoir besoin. Vous pouvez également utiliser un petit bout de scotch pour maintenir les morceaux cassés ensemble.  Il ne vous reste plus qu’a maintenir un bon taux d’humidité dans la boite et le vaporiser d’eau tiède plusieurs fois par jours dans la boîte. Vous aurez alors la chance de voir toute la magie de la nature avec une coquille qui se reconstituera en quelques jours.

Un rapport mathématique fort

Rectangle d’or - Fibonacci - (1170-1250)

Escargot de Pythagore - (582 ; 495 Av J.C)

La coquille d’un escargot a une forme de spirale logarithmique. On peut la dessiner à partir de la série de rectangles d'or découvert par Fibonacci de Pise (1170-1250) . Et comme l’affirmait Pythagore (580-495 Av J.C.) tout est mathématique ! Il a d'ailleurs découvert que l'on pouvait faire une figure ressemblant étrangement à une coquille d'escargot en additionnant des triangles rectangles.

Si l'on construit une figure géométrique avec des triangles rectangles dont le premier est isocèle de coté 1, avec pour hypoténuse √2 à partir de cette hypoténuse et que l'on recommence un nouveau triangle ayant pour coté 1 et √3, puis 1 et √4 etc, nous retrouvons notre coquille d'escargot. (Voir figure2.)

Les mathématiques se retrouvent souvent dans la nature et la spirale d’une coquille en est un des exemples les plus frappants.  L'escargot serait-il un aboutissement quasi mystique de la nature ? C'est ce que pensent certains.

Ce qui est sûr, c’est que d’un point de vue mathématique la coquille d’un escargot démontre des rapports de distance mathématiquement indiscutables. Ceci tendrait à prouver que les mathématiques ne sont pas une invention de l’homme, mais belle et bien un élément primaire de l’organisation naturelle des éléments quelque soit l’échelle de l’observateur.

La coquille de nos escargots ne serait elle pas, parmi d’autres, un indicateur quasiment dogmatique de la puissance naturelle des éléments réels ou non ?

LE BIOMIMÉTISME OU LES TRÉSORS DE LA NATURE

Le biomimétisme consiste à s’inspirer des solutions de sélection naturelle adoptées par l’évolution, pour en transposer les principes et les processus en matière d’ingénierie humaine. La démarche vise à privilégier des « choix » éprouvés par la nature, dans le cadre d’un développement durable en meilleure harmonie avec l’environnement et soutenable sur le long terme.

Le concept s’appuie sur une idée maîtresse : la nature fonctionne toujours sur un principe d’économie et d’efficacité optimale et elle ne génère aucun déchet (« rien ne se perd, tout se transforme »). Quelque soit le domaine d’application, la philosophie biomimétique s’inscrit donc explicitement dans une stratégie globale de développement responsable, soucieuse d’instaurer un équilibre viable entre les ressources offertes par la planète et leur exploitation.

Quelques exemples de biomimétisme

•Le premier engin volant plus lourd que l’air des frères Wright, en 1903, s’inspire du vol du pigeon.

•Le Velcro est né de l’observation des crochets mis en œuvre par certaines plantes pour la propagation de leurs graines via le pelage des animaux.

• L’architecture s’inspire des termitières pour concevoir des structures de bâtiments à climatisation passive.

• L’étude de la peau du requin est à l’origine de combinaisons de natation particulièrement performantes, ainsi que d’un vernis pour le fuselage des avions

De notre point de vue, il nous semble que l’escargot, lui a développé 2 stratégies différentes pour un problème lié à la gravité.

L’escargot au repos se fixe pour sa sécurité sous un support en hauteur. Il cherche a rester le plus éloigné possible du sol pour échapper à ses prédateurs (oiseaux et rongeurs principalement). Il a donc tendance à tomber quand son mucus perd en adhérence et qu’il n’est plus apte à retenir son poids.

Certaines espèces d’escargots ont choisi des stratégies et donc des évolutions différentes au cours de leurs 540 millions d’années d'existence.

L’escargot Mourgéta par exemple, a une coquille épaisse et très solide, cette évolution lui permet de résister aux chutes, mais ils chutent plus souvent.

Le petit gris et le gros gris, ont choisi d'affiner leur coquille et donc de l'alléger. Cela leur évite de nombreuses chutes, mais celles-ci sont souvent dommageables pour leur coquille. Ils ont donc développé un complexe de protéines dans leur mucus qui a pour mission de synthétiser le calcaire de leur alimentation et de réparer rapidement sa coquille. Cette faculté leur offre la possibilité de synthétiser bien d’autres éléments naturels. Le plus étonnant c’est que l’immense majorité des  protéines présentes dans leur mucus de ponte sont en rapport avec notre propre humaine.

Entre autres exemples, vous trouverez des étudiants architectes iraniens qui ont pris comme modèle un escargot du désert pour imaginer le design d'un bâtiment capable de garder une température tempérée...

Devons nous utiliser pour sublimer notre peau des molécules issues de 50 ans de recherche humaine sur la pétrochimique, ou des protéines du mucus de l’escargot issues de 540 millions d'évolution naturelle ?

Bave ou mucus

La vraie question est comment peuvent-ils marcher sur un pied dans de la glue ? Car le mucus gluant que produisent les escargots et les limaces n'est pas seulement un lubrifiant, c'est aussi une colle. On peut même le décrire comme « viscoélastique ».

En exerçant différents efforts de torsion avec son pied sur le mucus, le mollusque peut en modifier les propriétés. Si le pied s’étire sur une petite surface, les liaisons entre les protéines se brisent et le mucus agit comme un lubrifiant, permettant au pied de glisser. Si le pied se contracte, les liaisons chimiques entre les protéines se reforment et le mucus devient colle. Résultat : il glisse gracieusement sur une surface rugueuse à un moment donné et le suivant, fait de l'escalade à la verticale. La viscosité (« inversement proportionnelle » à la solubilité) est fonction de la teneur en mucopolysaccharide.

Mucus de reptation

Mucus de l'épiphragme

Mucus de reptation :
Mucus qui permet à l’escargot d’avancer et de grimper sur quasiment toutes les surfaces.

Mucus de l’épiphragme :
Les animaux ectothermes (à sang froid ne pouvant contrôler eux-mêmes leur température interne) adopte un mode de vie ralentie, en cessant de se nourrir. L’escargot obture alors sa coquille par un opercule appelé « L’épiphragme ». Ce mucus est essentiellement constitué de calcaire afin d’assurer avec sa coquille une barrière contre le gel.

Mucus de reproduction

Mucus de stress

Mucus de reproduction :
Le mucus qui recouvre le   « dard  » de l’escargot, double ses chances de fécondation lors de l’accouplement. La fertilité de l’escargot semble imputable aux réactions chimiques associées au mucus plutôt qu’au dard lui-même.

Mucus de défense ou stress :
c’est un mucus type écume très liquide et de faible qualité protéinique, c’est le mucus principalement récolté par les méthodes mécanique cruelles de « dégorgement ou traite » ou encore appelé « Bave Fraîche ».

Mucus de ponte

Mucus récolté

Mucus de ponte :
L’escargot laisse un mucus riche en nutriments qui recouvre le trou où il a déposé son naissain. Les nouveau-nés pourront s’en nourrir lors des premiers jours d’éveils. Ce mucus est le plus épais et le plus riche en macromolécules biologiques tels que l’hémocyanine, l’actine, l’acide glycolique et vitaminique avec pour fonction essentielle optimiser le développement du naissain. C’est ce mucus que nous récoltons.

Les bienfaits de la bave d'escargot confirmés par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris et l'Université de Rouen.

VOIR LES ETUDES